Exposition « Encres secrètes » Dip, Pablo Flaiszman, David Maes, Noël Marsault

Posted by | décembre 1, 2015 | Exposition passée | No Comments
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Dip, Pablo Flaiszman, David Maes, Noël Marsault

EROTICAEncres secrètes

Dessins et gravures

Exposition du 28 novembre au 20 décembre 2015

Aujourd’hui l’Échiquier ouvre ses cartons secrets pour nous faire découvrir les fantasmagories érotiques dessinées ou gravées par quatre artistes.

Les inventions extraordinairement libres de Noël Marsault inaugurent cette fête brûlante de l’imagination, tout en désirs, délices et délires, pour reprendre le titre d’une de ses estampes en deux volets, manière noire et eau-forte sur fond marbré teinté de rose,  à la fois délicate et très iconoclaste. Son inspiration libertine et la finesse de son trait font feu de tous motifs, humains, animaux et végétaux: sexes pluriels, fesses rebondies, plumes, semences, figues et vallées mystérieuses, collages et détournements du très pratique Journal des Travaux dans la plus pure tradition surréaliste. Jusqu’à ces drôles de créatures poilues et membrées inconnues des naturalistes qui dansent une sorte de bal lubrique dans l’enfer de la galerie, c’est-à-dire au sous-sol comme il se doit.

Là, loin des regards indiscrets, Dip, hétéronyme de Renaud Allirand, s’amuse à nous faire croire avec son diable sur la lune que, sur ce satellite de la Terre, les positions amoureuses les plus acrobatiques sont réalisables. De la pointe de son feutre noir, il dessine un Kamasutra en apesanteur avec diablesses fort égrillardes et renversements vertigineux, un sex and moon sous le signe de l’humour.

Avec les dessins à la plume de Pablo Flaiszman nous entrons dans le monde du silence le plus intime où tout peut arriver. D’une simple ligne qui laisse le champ libre aux fantasmes , il suggère des émois et des corps alanguis dans des chambres lasses et cachées. Une porte ouverte vers le monde de la jouissance et des visages extasiés de David Maes qui célèbre l’ivresse des corps de sa pointe sèche rugueuse et soyeuse et de ses noirs profonds.

Laurence Paton
Décembre 2015