galerieechiquier - Galerie l’Échiquier

Exposition « Mondes Imaginaires – La forêt qui chante »

Par | Exposition en cours |
                                           

 

                    Francis Capdeboscq                                             Kei Sakakibara

 

Mondes imaginaires


La forêt qui chante

Gravures

 

 Pré-vernissage en présence de Kei Sakakibara le 12 septembre à partir de 18 h00

 

Vernissage le 15 septembre à partir de 18 h 00

 

 Exposition du 16 septembre au 28 octobre 2017

 

Dans l’un et l’autre cas il semble qu’un loup veuille sortir du bois, poussé par la faim d’histoires. Et ils en racontent, Francis Capdeboscq et Kei Sakakibara, ou plutôt ils en suggèrent, des histoires, laissant aux regardeurs amateurs que nous sommes le soin d’imaginer leur déroulement et leur épilogue. A nous d’en saisir le fil, de le nouer et le dénouer à notre guise, juste guidés par une ombre, un léopard à face de lune, un oiseau tapi dans la tapisserie des frondaisons, qui nous chuchote ou nous chantonne d’inquiétantes péripéties. L’obscurité domine cependant, avivée par la belle maîtrise noir-et-blanc de ces deux aquafortistes, qui savent quand il faut enrichir les morsures du perchlo d’un coup de burin bien ajusté, d’un fouillis de pointe sèche ou d’un voile d’aquatinte. Il y a toutefois entre eux des différences, qui tiennent à la culture ─ on ne se défait pas aisément de l’Asie, on ne cache même pas ses références à Edgar Poe ou à Artaud ─ et à l’âge (je ne suis pas certain qu’un calembour comme « Janis Jospleen » amuse au Pays du Soleil levant un autre que Murakami). Chez l’un plus porté vers l’humain, des allusions à Dante ou au cinq-centième anniversaire de Jérôme Bosch, l’émergence de la Sagrada Familia ou de la cathédrale de Cologne, chez l’autre le camouflage hypnotique de rapaces insolites ou d’étranges gallinacés dans des broderies feuillues, chez l’un se dissimulent les douleurs et le deuil, chez l’autre l’espérance, tous deux se rejoignant dans le bruissement obscur de futaies tachetées d’étranges lueurs.

 

Maxime Préaud
2 août 2017

 

 

 

Nous sommes fermés en juillet et août. Réouverture de la galerie le 15 septembre 2017

Par | galerie fermée |


Profitez bien de ce beau temps d’été, déjà installé depuis quelques semaines.

Merci de noter que la galerie ferme ses portes en juillet, août et début septembre.

Nous ré ouvrons le 15 septembre 2017, date du vernissage d’une exposition en duo, sur laquelle nous reviendrons vers vous dans les semaines à venir.

 A bientôt et merci de vos visites du premier semestre 2017.

 

 

Exposition « Multiple et singulière » – Fête de l’estampe

Par | Exposition passée |


 

Devorah Boxer    France Dumas     Catherine Gillet
Pauleen K     L
ise Follier-Morales     Judith Rothchild
Dominique Aliadière    Pablo Flaiszman    Jean-Michel Mathieux-Marie,
Noël Marsault   Quentin Préaud   Maxime Préaud

 

Multiple et singulière

Gravures

 Exposition du 26 mai au 30 juin 2017

 

Participant de la première heure, la Galerie L’Echiquier célèbre cette année la fête de l’estampe avec ses douze artistes permanents : six femmes et six hommes, la parité est respectée. Moelleux de la manière noire, transparence de l’aquatinte, velouté de la pointe sèche, profondeur et finesse du burin, flamboyance des couleurs obtenues par la technique de la planche perdue : chacune, chacun, a sa façon singulière de s’exprimer sur la plaque de métal, le carton, le bois, le lino et comme toujours avec la gravure, l’étonnement est grand devant la multiplicité des possibilités, sans parler de celle des tirages, offertes par cet art.

Qu’il s’agisse de personnages, d’animaux ou de fruits, de bâtiments, de cafetière turque ou d’arbres, ou encore de sexes, d’outils ou de formes inconnues , c’est l’éphémère d’une vision qui à chaque fois est saisie sur le vif dans toute son intensité et rendue sur le papier dans le foisonnement de sa matière. .

 

Laurence Paton, Paris mai 2017

 

 

 

Exposition « La fête sauvage » de Lise Follier-Morales, Noël Marsault, Stella Erbibo, Hélène Varchavsky, Alain Cazalis et Jumpei Mikami

Par | Exposition passée |


Lise Follier-Morales, Noël Marsault, Stella Erbibo
Hélène Varchavsky, Alain Cazalis, Jumpei Mikami

La fête sauvage

Gravures et dessins

 Exposition du 3 février au 5 mars 2017

 

Un drôle d’être vous regarde, complètement hirsute, et ses yeux presque blancs brillent dans le noir : c’est l’Ange familier, vernis mou, pointe sèche et roulette, de Noël Marsault. Deux grands singes, au pelage si doux qu’on aimerait tendre la main pour les caresser, se tiennent côte à côte, l’un posant sa patte sur la tête de l’autre : telle est l’idée que Jumpei Mikami, graveur en manière noire, se fait de la Communication. Une poule ébouriffante, bec grand ouvert et les plumes en bataille, se dresse sur ses ergots : voici La chanteuse d’opérette, pointe sèche, vue par Lise Follier-Morales. Plus loin, une baleine au ventre dodu gravée en taille douce par Stella Erbibo semble vouloir se libérer de sa feuille, d’un format pourtant déjà très imposant. Cachés dans  Le Grand Arbre  eau-forte et, pointe sèche d’Hélène Varchavsky, d’innombrables êtres de petite taille et au museau pointu, s’ébattent, joyeux et très affairés, au gré de leur fantaisie. Enfin, un Pégase bleu Ivre de liberté  et gravé en taille d’épargne par Alain Cazalis, prend son envol.

Le monde animal ouvre grand les portes de l’imagination et incite à toutes les inventions —chimères en rose, mauve et jaune pour les artistes qui s’expriment en couleur, apparitions de sirènes et autres organismes marins parmi les chiffres d’un livre de compte pour les esprits sensibles à l’absurde, fêtes masquées, plumage dominoté et autres fééries pour les amateurs de merveilleux, cadrage très serré pour ceux dont le regard a été irrésistiblement envoûté par le velouté soyeux d’une patte de chaton.

A ce grouillement et cette étrangeté de la vie animale répond une grande richesse de techniques et d’expressions. Chaque artiste a sa manière de l’encager, chacune et chacun laissent aller sa pointe, sa gouge ou son brunissoir, sa plume ou son lavis, pour donner naissance à ces créatures issues de la nature et du rêve qui mènent à côté de nous et en silence une vie parallèle. Car qu’ils soient légendaires ou bien réels, mêlés dans une effervescence sauvage, ou isolés en gros plan, tous ces animaux s’imposent par leur mystérieuse présence qui ouvre sur un autre monde.

Laurence Paton, Paris 7 janvier 2017

 

 

 

Exposition « Foule aux as » de France Dumas, Shirley Sharoff et Quentin Préaud

Par | Exposition passée |


France Dumas
Shirley Sharoff
Quentin Préaud

Foule aux as

Gravures

 Exposition du 16 décembre 2016 au 29 janvier 2017

 

Trois graveurs qui montrent la foule, cela paraît peu. Mais il y a déjà beaucoup de monde à voir chez ces trois-là. Chacun a sa technique (la foule des procédés de l’estampe étonne toujours), chaque technique s’adapte à l’idée, ou l’inverse. Chez Quentin Préaud, habitué des accumulations (c’est son côté mélancolique) : empilements de palettes ou de chaises pliantes, brocante ou déchetterie, la foule est entassée serrée dans des manifestations ; et s’il en imprime en noir, la plupart de ses linogravures sont vivement colorées (tout le monde porte les mêmes blue-jeans, mais pas forcément le même pull), manif de Verts, manif de Rouges, car il maîtrise parfaitement l’art subtil de la planche perdue. Et il travaille surtout en plan rapproché, comme s’il dessinait derrière une caméra de surveillance. Pour France Dumas, au contraire, la foule est un éparpillement. Elle aime saisir le petit monde des bistrots, des ateliers de gravure, des salles de spectacle, de la rue, SDF, accordéonistes ou simples badauds, en une multitude de croquetons qui, accumulés sur le cuivre, mordus d’une eau-forte simple et vive parfois rehaussée de gommogravures colorées, donnent une animation à perdre la tête, il y a même des bestiaux, chats, chiens, zèbres, crocodiles, dans des îles à faire rêver les Robinson, avec des gens partout et des cocotiers. Shirley Sharoff, quant à elle, exploite surtout la demi-teinte (à l’aquatinte comme il se doit), imprimée avec une majorité de bleus et de rouges qui se croisent et se superposent, pour décrire des mouvements moins agités, des marches rangées, pas des défilés militaires tout de même, plutôt des sorties de collège d’autrefois, des ombres qui, à la brune, passent sur le trottoir d’en face. Un monde fou, trois graveurs, brelan gagnant.

Maxime Préaud

11 XI 2016

 

 

 

Exposition « Lumière noire » de Judith Rothchild

Par | Exposition passée |

1-clams
Judith Rothchild

Lumière noire

Gravures, dessins et livre d’artiste

 

Vernissage le vendredi 4 novembre 2016 à partir de 18h00 en présence de l’artiste

 

 Exposition du 5 novembre au 4 décembre 2016

Pot de pré-clôture le vendredi 2 décembre 2016 à partir de 18H30 en présence de l’artiste

 

Faire surgir le dessin du noir profond comme une silhouette se détache dans l’ombre d’une pièce. Le faire accéder à la lumière par touches successives en jouant sur toute la gamme qui va du noir au blanc, tel est le beau et virtuose travail de Judith Rothchild. Les images nées de cette alchimie patiente et subtile , qu’il s’agisse de fleurs, de fruits, de coquillages, de brindilles ou de feuilles, gardent de ce compagnonnage nocturne, et du temps nécessaire pour les faire apparaître à l’aide du grattoir et du brunissoir, une intensité particulière comme si on assistait chaque fois à la naissance du monde. Elles brillent dans les ténèbres telles des apparitions surréelles.

La grande réussite et l’originalité de Judith Rothchild, c’est d’allier à cette présence chaude et sensuelle qui est la marque de fabrique de la manière noire, puisque la gravure s’y effectue sur un fond noir obtenu par le fin grainage de la plaque sur toute sa surface, une précision et une définition dans le détail remarquables. À observer les rayures, les piquants et les poils de ses plantes grasses, à admirer l’éclat doré des plumes de son faisan illuminées de l’intérieur, à rêver devant une pastèque délicatement ombrée qui semble tourner dans le noir comme une planète, on se souvient qu’avant de s’adonner à la gravure, cette artiste  était pastelliste. Nids d’oiseaux ou de frelons, grenades, huîtres ou clams: on dirait que toutes ces merveilles de la nature ont posé devant sa plaque de cuivre jusqu’à ce que la lumière pénètre la nacre du coquillage ou l’écorce de la pomme de pin, les immortalisant comme autant de joyaux

Laurence Paton, octobre 2016

 

 

 

 

IMG_9040

Exposition « Encres secrètes » Dip, Pablo Flaiszman, David Maes, Noël Marsault

Par | Exposition passée |

Dip, Pablo Flaiszman, David Maes, Noël Marsault

EROTICAEncres secrètes

Dessins et gravures

Exposition du 28 novembre au 20 décembre 2015

Aujourd’hui l’Échiquier ouvre ses cartons secrets pour nous faire découvrir les fantasmagories érotiques dessinées ou gravées par quatre artistes.

Les inventions extraordinairement libres de Noël Marsault inaugurent cette fête brûlante de l’imagination, tout en désirs, délices et délires, pour reprendre le titre d’une de ses estampes en deux volets, manière noire et eau-forte sur fond marbré teinté de rose,  à la fois délicate et très iconoclaste. Son inspiration libertine et la finesse de son trait font feu de tous motifs, humains, animaux et végétaux: sexes pluriels, fesses rebondies, plumes, semences, figues et vallées mystérieuses, collages et détournements du très pratique Journal des Travaux dans la plus pure tradition surréaliste. Jusqu’à ces drôles de créatures poilues et membrées inconnues des naturalistes qui dansent une sorte de bal lubrique dans l’enfer de la galerie, c’est-à-dire au sous-sol comme il se doit.

Là, loin des regards indiscrets, Dip, hétéronyme de Renaud Allirand, s’amuse à nous faire croire avec son diable sur la lune que, sur ce satellite de la Terre, les positions amoureuses les plus acrobatiques sont réalisables. De la pointe de son feutre noir, il dessine un Kamasutra en apesanteur avec diablesses fort égrillardes et renversements vertigineux, un sex and moon sous le signe de l’humour.

Avec les dessins à la plume de Pablo Flaiszman nous entrons dans le monde du silence le plus intime où tout peut arriver. D’une simple ligne qui laisse le champ libre aux fantasmes , il suggère des émois et des corps alanguis dans des chambres lasses et cachées. Une porte ouverte vers le monde de la jouissance et des visages extasiés de David Maes qui célèbre l’ivresse des corps de sa pointe sèche rugueuse et soyeuse et de ses noirs profonds.

Laurence Paton
Décembre 2015