Exposition en cours Archives - Galerie l’Échiquier

Exposition Maxime Préaud – Le petit peuple de l’atelier

Par | Exposition en cours |

Maxime Préaud

Le petit peuple de l’atelier

Gravures et peintures

 

 Exposition du 23 mars au 25 avril 2018

 

Le petit peuple de l’atelier », objets aimés, inspirants, chroniqués par Maxime Préaud, garde aux vanités qu’affectionne le peintre une mitoyenneté avec la vie, car il sait l’art de la mémoire lavée de toute mélancolie… gravures et acryliques aux palettes vives et fraîches, linogravures et eaux-fortes, exactes et grisées, entre chien et loup, campent un peuple gaillard, pareil à celui de notre Commedia mentale et quotidienne : les grenades couvant leurs graines près de statuettes africaines aux mamelles pyramidales surplombent, maternités triomphantes, des crânes où s’adosse, couleur langue de chat et œil de poupée, la gomme de l’artiste, arme d’un écolier qui ne croirait pas à une mort raillée par une brigade de cafetières colorées, ces atrabilaires aux humeurs d’arabica : Grande Cafetière de la Porte de Vanves, en armure, Cafetière d’Istanbul, Carmen au turban jaune, cambrée, couleur muleta, Cafetière de Montignac, profil de Cyrano sur un fond cyanure et flammé, combien de visiteurs, pensifs, poseront leurs yeux sur vous, devinant l’arôme d’un breuvage partagé autrefois, chacun appliquant, comme un « passage » sur vos reliefs, son propre regard, ainsi l’encre sur la gravure ? Où situer d’ailleurs la gravure véritable ? Ici, suspendue au mur, ou là, ciselure dans un méandre de la conscience, réminiscence oscillante, lointaine, intime ? Maxime Préaud nous prend par la main sans répondre pour nous… laissons-le imaginer notre passé en surimpression sur le sien, écoutons-nous rajeunir et rallier de concert la candeur des jours qui ne sont pas encore advenus.

Murielle Antonello – Terzago

Février 2018

Exposition Noël Marsault – Dans l’inconnu

Par | Exposition en cours, Exposition passée |

site

Noël Marsault

Dans l’inconnu

Gravures, monotypes et dessins

 

Vernissage le vendredi 9 février 2018 à partir de 18h00 en présence de l’artiste

 

 Exposition du 10 février au 17 mars 2018

 

Typographe inventif autant qu’expert, Noël Marsault aime aussi, au-delà des livres chatoyants dont il a le secret, produire des images. Des images de toute nature et de toute sorte, qui ne sont pas toujours des estampes. Quelques-unes nous parlent immédiatement : comment ne pas trouver de charme à cette grenade joliment fruitée ou à ces deux feuilles de salade qui, pour une fois, ne jouent pas seulement le rôle bêtasse de garniture sur une assiette ? D’autres cependant nous interrogent : qu’est-ce que cette bestiole, énorme pointe sèche, qui ressemble à un crapaud tatoué ou à une grosse punaise que l’on imaginerait plutôt suspendue au plafond de la chambre de Kafka ? Noël Marsault joue volontiers avec les monstres issus du hasard de ses planches, de ses manipulations à la Frankenstein : des monstres rigolards le plus souvent, ce qui ne les empêche pas d’être inquiétants. Pour lui, l’art est métamorphose. Noël Marsault travaille dans l’unique et dans l’aléatoire, il s’amuse avec le monotype, avec les empreintes retouchées et rehaussées de crayons de couleurs ou de gouache. Il expérimente, il tâtonne, il essaie, il hasarde, il teste. Si l’écriture vibrante de certains de ses tourbillons est comme une rencontre avec l’œuvre poétique du graveur Albert-Edgar Yersin, le plus souvent elle est une ouverture, un saut vers l’inconnu, gare aux trous noirs !

 

Maxime Préaud, janvier 2018